Ticket Sport : Comme secrétaire générale de la fédération de badminton, la tâche est-elle facile ou difficile à ce poste ?
Delorier Diane Pierre ? Peut être pour une autre personne, c’est difficile, mais pour moi, ça ne l’est pas car je suis tellement animée de passion et d’amour pour faire ce boulot. Et sincèrement, je me trouve très comblée d’occuper ce poste.
TS : Entre le poste de trésorière que vous occupiez avant et celui de secrétaire, lequel vous convient le mieux ?
DDP : Ce poste me convient mieux parce que, comme trésorière, je gérais les affaires administratives de la FEHBAD, les relations internationales, la correspondance etc. Pour te dire franchement, le poste de secrétaire me convient parfaitement.
TS : Comment parvenez-vous à gérer vos activités quotidiennes et surtout professionnelles, le foyer et cette fonction de secrétaire générale de la FEHBAD ?
DDP : Des fois, je suis grandement épuisée mais toujours satisfaite d'avoir bouclé la journée. Cela fait du bien de se sentir importante et de toujours avoir du boulot sur la planche. Quand je dois voyager pour la FEHBAD, je prends congé au bureau, au foyer. D'autant plus que j'ai un mari qui me comprend parfaitement si bien qu'en certaines occasions , il accepte volontiers de me prêter main forte et de se mettre à titre bénévole au service de la fédération. Cela fait vraiment un couple qui se dévoue pour l'avancement du badminton.
TS : Comment se résume la journée de Mme Diane Delorier Pierre ?
DDP : Je laisse la maison très tôt le matin pour éviter les bouchons. Je passe huit heures au bureau. Après, je m'active sur les dossiers de la FEHBAD. Mais tout au cours de la journée, cela ne m'empêche pas d'échanger des courriels, etc. Après une journée épuisante, rendez-vous au gym pour garder la forme et rester en santé. Et pour finir, je rentre chez moi pour m'informer et également m'occuper des affaires de la maison, cuisiner, préparer le lunch pour demain. Finalement, entre 9h et 10h, je me mets au lit.
TS : Parlez-nous des activités à venir de la FEHBAD jusqu'à la fin de l'année 2016 ?
DDP : Je vous remercie pour cette question. Et je profite de cette interview pour faire la promotion d'une discipline qui m'est si chère. La FEHBAD aura à organiser son assemblée générale ce dimanche 6 novembre 2016 au centre olympique Sport pour l'Espoir. Du 18 au 20 novembre, ce sera la réunion des pays francophones de la zone panaméricaine à Caribe Convention Center et à Decameron. Je saisis l'opportunité pour solliciter le support inconditionnel de l'État haïtien par la voie des ministères des Sports et du Tourisme pour la gestion de ces huit délégations de pays francophones qui feront le voyage pour prendre part à cette importante réunion. La venue, encore une fois, de l'expert instructeur français Guillaume Gailly pour une formation à l'adresse des juges, moniteurs et arbitres fixée pour la période du 21 au 30 novembre. La FEHBAD procèdera le 1er décembre au tirage au sport du championnat national (TOP 2) en prévision, bien sûr, de l'organisation du championnat national du 2 au 4 décembre avec la phase préliminaire qui se fera au centre olympique Sport pour l'Espoir et les play-offs ainsi que la finale, au gymnasium Vincent, à la rue Romain.
TS : Comment sont les relations entre la FEHBAD, le Comité olympique haïtien (COH) et le ministère des Sports ?
DDP : Avec le COH, notre relation est, je dirais, normale parce que nous sommes une fédération affiliée et c'est comme un devoir de nous donner tout ce qui est alloué aux fédérations et associations militant dans le mouvement olympique. Avec le ministère, HUMMMMM je n'ai pas de mots.
TS : Avez-vous un plan élaboré pour les cinq prochaines années visant à développer et structurer la pratique du badminton à l'échelle nationale ?
DDP :Cinq ans de cela, peu de gens savaient qu'on pratiquait cette discipline en Haïti. Les années ont passé et le temps a fait son chemin si bien que, de nos jours, le nombre de pratiquants est en train de grandir avec beaucoup d'écoles de la zone métropolitaine et la province qui participent au programme «Shuttle Time» de la Badminton World Federation (BWF). En 2017, nous allons multiplier nos sorties à l'échelle internationale, question pour la Direction technique nationale (DTN) de se faire une idée sur la vraie valeur des athlètes.
TS : Parlez-nous de cet accord de partenariat avec la République dominicaine ?
DDP : En effet. La première chose était de faire passer nos matériels par la République voisine depuis que nous avons perdu un stock à la douane haïtienne. La BWF trouve que ce sera mieux de les faire passer par la République dominicaine. Nous avons un projet de sport universitaire, mais, faute de moyens financiers de notre côté, on ne peut pas avancer. Il existe de grands points à l'intérieur de cet accord. Mais, comme je l'ai mentionné tantôt, il nous faut de grands moyens pour pouvoir les exécuter.
TS : Dans vos projets à long terme , est-il inclus un plan de détection des talents dans la diaspora ?
DDP : Le projet est en cours. Nous sommes en pourparlers avec des amis de la diaspora pour créer des filiales et des représentations un peu partout dans la diaspora.
TS : Peut-on s'attendre à une présence du badminton dans les prochaines joutes sportives de CASCO, ODEPA et, qui sait, olympiques ?
DDP : C’est bien l’objectif de la réunion de novembre. Nous allons commencer par la multiplication de nos sorties sur le plan international une façon de rendre beaucoup plus compétitifs les athlètes et leur faire avoir l'expérience qu'il faut. Ensuite, on abordera le dossier de participation à ces joutes sportives de niveau très supérieur.
TS : Le mot de la fin ?
DDP : Je remercie Ticket Sport pour cette interview tout en profitant de l'occasion pour remercier tous ceux et toutes celles qui, à un titre quelconque, apportent leur contribution à la cause du badminton. D'une manière tout à fait spéciale Innocar et Techno Moteur qui comprennent l’importance du sport et nous encouragent toujours dans nos activités. Je lance une invitation aux jeunes, plus particulièrement les jeunes filles, à s'initier à la pratique du badminton et à également faire partie du Comité exécutif ou d'une commission. Quant aux secteurs concernés, je les invite à toujours nous accompagner pour la vulgarisation de la pratique du badminton tant au niveau du terroir que dans la diaspora.
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