Nous passons d’une mauvaise nouvelle à une autre si rapidement que plus personne ne sait plus quoi dire. Nous n’épuisons pas une catastrophe que déjà nous enfilons la suivante. Depuis le début du mois d’octobre, cela ne s’arrête pas. La nature et les hommes, les hommes et la nature se liguent pour nous bousculer ou pour nous décevoir.
Entre le cyclone Matthew lessivant le grand Sud au commencement de l’année fiscale, les inondations continues dans le grand Nord, un mois plus tard, et l’organisation de l’aide qui bégaie, c’est sans désemparer que le danger guette, le malheur s’abat et les morts s’empilent. On ne peut pas comptabiliser les dégâts. Le compte des mauvaises nouvelles donne mal l’ampleur de ce que le pays endure.
Au milieu de tout cela, l’enjeu des prochaines élections semble dérisoire. Et pourtant…
Avant que le mois d’octobre ne pointe son nez, dans l’éditorial d’avant Matthew, avant que le rendez-vous aux urnes ne soit déplacé pour le 20 novembre, dans les colonnes de ce journal il était écrit : « Le 9 octobre, si nous ratons les élections, si nous nous perdons encore dans des contestations sans fin, si nous n'élisons pas des élus responsables, porteurs de mandats légitimes, aucune des mesures de redressement postcatastrophe ne pourra être mise en oeuvre. Nous allons revenir aux plans d'urgence bidonnés, à cinq ans de tergiversations et de turbulences, avec des institutions faibles et inaptes ». Cette mise en garde est encore d’actualité.
« Quel que soit son potentiel de destruction, Matthew doit être le cadet de nos soucis tant l'avenir peut être sombre si...un cyclone renverse les urnes ou en fait sortir des calamités portant habits d'élus », disait aussi cet éditorial d’avant la pluie.
On a beau avoir un peu partout les deux pieds dans la boue, il nous faut garder la tête froide et penser à l’avenir; cela passe par des élections tenues du mieux que l’on peut et par la recherche courageuse de la sortie du tunnel.
Commentaires
Aucun commentaire pour le moment. Soyez le premier à réagir.