Pour la première fois dans le monde moderne, une élection américaine a soulevé autant d’émotions. En Europe, en Asie et partout ailleurs à travers le monde, c’est la crainte des uns et des autres sur le résultat de cette élection. Après l’annonce de la victoire du candidat républicain, Donald Trump, c’est la désolation dans le camp des démocrates et la réjouissance du côté des républicains. Les messages de félicitations parviennent incessamment d’un gouvernement à un autre à l’endroit de Trump, tandis que d’autres gouvernements préfèrent garder un mutisme prudent par rapport au président élu qui annonçait la couleur sur le fonctionnement pour le moins dérangeant de l’establishment américain. Ses déclarations intempestives dans la presse, ses discours critiques vis-à-vis de la migration, ses interventions anticonformistes concernant les institutions républicaines, son aversion pour les Arabes représentent autant de dossiers qui auraient pu contribuer à lui barrer la route de la Maison-Blanche.
Contre toute attente, Donald Trump devient le 45e président des Etats-Unis et sera investi le 20 janvier 2017 conformément à la tradition. Les multiples sondages des instituts spécialisés et de la plupart des médias puissants de la République étoilée qui donnaient, tout au long de la campagne électorale, la candidate du parti démocrate gagnante, n’ont pas produit les effets escomptés. Donald Trump a défié les sondages pour remporter l’élection présidentielle américaine. Dans un sens comme dans l’autre, la révélation du directeur du Bureau fédéral d’investigation (FBI) sur l’utilisation par Hillary Clinton de son compte privé pour conserver des secrets d’Etat, à l'époque où elle était secrétaire d'Etat, a changé la donne de la campagne électorale américaine. Hillary a péché sur ce dossier et a payé les conséquences de la mauvaise gestion de ces secrets d’Etat.
Tenant compte du poids de la puissance étoilée dans l’économie mondiale, les bourses et les grands marchés ont tous attendu avec impatience le résultat de cette élection. Depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale, l’économie américaine représente le baromètre de l’économie mondiale. Sa devise sur le marché des changes à l’échelle planétaire, son marché et sa production industrielle et technologique contribuent à déterminer l’offre et la demande des biens et services à travers les cinq continents.
Personne ne peut ignorer le poids du président américain dans les grandes décisions de la superpuissance en matière de politique intérieure, des relations internationales des Etats-Unis et de l’orientation de l’économie mondiale. Cependant, la solidité des institutions de cet Etat fédéral et le principe de la séparation des pouvoirs qui caractérisent le régime présidentiel américain ne permettent pas à un président, si puissant qu’il puisse être, de changer le mode de fonctionnement des institutions de ce pays comme bon lui semble. En sa qualité de chef d’Etat et de chef du gouvernement, le président américain est le chef du pouvoir exécutif, mais il n’a pas la latitude de s’ingérer dans les affaires du pouvoir judiciaire ni de contrôler le pouvoir législatif. Ses attributions sont définies par la Constitution américaine.
Les nombreux conflits qui surgissent dans le continent asiatique, les menaces de la Russie, les échanges entre les Etats-Unis et l’Union européenne d’une part, le commerce avec la Chine, les pays de l’Alena et les autres pays transatlantiques d’autre part, sont les principaux dossiers qui attendent le nouveau président américain Donald Trump.
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