Le gouvernement du Canada met la main à la poche pour aider le secteur agricole, durement touché après le passage de l’ouragan Matthew dans le Sud d’Haïti. « 50 millions de dollars sont destinés à un appel de propositions pour renforcer l’agriculture grâce à des projets de développement à long terme », a confirmé au journal Le Nouvelliste Marie-Claude Bibeau, la ministre canadienne du Développement international et de la Francophonie, au terme d’une mission en Haïti, vendredi 18 novembre 2016.
« Les projets ne sont pas encore connus », a-t-elle indiqué, soulignant que ceux qui vont se manifester vont devoir démontrer qu’ils ont consulté des femmes dès le début du développement de leur projet.Les femmes locales doivent être au cœur de tous ces projets. Pour cet appel de propositions de projets, on n’est pas dans la construction d’infrastructures. On est dans l’agriculture de résilience, notamment la chaîne de production. Par exemple la formation de coopérative, le regroupement de producteurs pour améliorer la qualité, la constance de la production. L’idée est de créer toute la chaîne et augmenter les revenus et impacter la sécurité alimentaire dans la région, a expliqué Marie-Claude Bibeau qui attend les propositions.
Les projets proposés pour améliorer le bien-être économique et réduire la vulnérabilité des Haïtiens en milieu rural, particulièrement dans les départements de l’Artibonite, du Sud et de la Grand’Anse doivent être soumis d’ici le 6 avril 2017. La ministre canadienne du Développement international et de la Francophonie a assuré que le Canada travaillait avec le gouvernement haïtien. C’est le gouvernement haïtien qui a réitéré les secteurs dans lesquels le Canada doit intervenir. Le Canada a aussi octroyé 4 millions de dollars au pays. 2,65 millions d’aide humanitaire supplémentaire pour aider à répondre aux besoins immédiats des personnes touchées par des catastrophes naturelles. Il y a 1,4 million de dollars pour soutenir les élections qui se déroulent en Haïti et veiller à ce que les citoyens des régions touchées par l’ouragan Matthew puissent se rendre dans les bureaux de vote, selon un communiqué de l’ambassade du Canada. Haïti est « un partenaire très important » pour le Canada.
Il faut que le pays ait de la stabilité pour pouvoir absorber l’aide du Canada. Le dimanche 20 novembre, les yeux seront rivés sur Haïti. On espère que cette fois ce sera la bonne, que se scrutin se déroule dans les règles de l’art pour que le pays aille de l’avant, a indiqué Marie-Claude Bibeau qui souhaite que les joutes se déroulent dans le calme. Annuellement, le Canada, pour l’aide humanitaire et l’aide au développement, investit 110 millions de dollars en Haïti, a rappelé Marie-Claude Bibeau qui a effectué sa première mission en Haïti.
Petit portrait de Marie Claude Bibeau esquissé dans sa "lettre de mandat" du Premier ministre Justin Trudeau
L’honorable Marie-Claude Bibeau a été élue députée de Compton–Stanstead en octobre 2015, puis quelques semaines plus tard, nommée ministre du Développement international et de la Francophonie par le Premier ministre Justin Trudeau.
Avant d’entrer en politique, la ministre Bibeau a débuté sa carrière à l’Agence canadienne de développement international (ACDI). Elle a été en affectation au Maroc et au Bénin. Après s’être établie avec sa famille dans les Cantons-de-l’Est, au Québec, elle est devenue une femme d’affaires accomplie et s’est impliquée activement dans sa collectivité.
En sa qualité de ministre du Développement international et de la Francophonie, Mme Bibeau a pour mandat de recentrer l’aide internationale du Canada en faveur des personnes les plus pauvres et les plus vulnérables, ainsi que de soutenir les États fragiles. En mai 2016, elle a lancé l’Examen de l’aide internationale du Canada pour déterminer les meilleurs moyens de réaliser son mandat. Cet examen prévoit des consultations auprès de partenaires canadiens et internationaux ainsi que de la société civile et de la population intéressée, notamment les femmes et les jeunes, tant au Canada que dans les pays en développement. Plus tard au cours de l’année, la ministre Bibeau présentera un nouveau plan quinquennal au Cabinet des ministres.
La ministre Bibeau plaide en faveur d’actions et de programmes axés sur l’éducation et l’autonomisation des femmes et des filles et se porte invariablement à la défense de leurs droits. Elle place les femmes et les filles au sommet des priorités de son action politique. À ce titre, la ministre siège actuellement au groupe consultatif de haut niveau de l’initiative « Chaque femme, chaque enfant », mise sur pied par le secrétaire général des Nations unies. De plus, elle est à la tête de la stratégie du Canada pour mettre en œuvre les objectifs du Programme de développement durable à l’horizon 2030, tant au pays qu’ailleurs dans le monde.
Contribuant à l’expression du leadership du Canada sur les questions de santé mondiale, elle a joué un rôle essentiel pour que le Canada soit l’hôte de la cinquième Conférence de reconstitution volontaire des ressources du Fonds mondial de lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme à Montréal, au Québec, en septembre 2016.
La ministre Bibeau défend ardemment l’idée d’associer la croissance économique et la lutte contre les changements climatiques. Dans ce contexte, elle entend donner aux communautés les plus vulnérables de meilleures capacités de résilience reposant sur une économie verte et durable. Elle porte aussi une grande attention à l’accès à l’eau potable et à la gestion responsable de cette précieuse ressource.
Enfin, face aux conflits qui secouent la planète, la ministre Bibeau entend porter son action en faveur de la protection de la population civile et des travailleurs humanitaires. À la Chambre des communes, elle défend ardemment l’importance du respect des principes humanitaires que sont l’humanisme, la neutralité, l’impartialité et l’indépendance.
Le conjoint de la ministre Bibeau est le maire de Sherbrooke, Bernard Sévigny. Elle a un fils de 17 ans, Mathieu.
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