Le terme ”participation” est la grande vedette du vocabulaire sportif. On peut ajouter que ce terme est le dénominateur commun de la planète sportive, parce qu’il reflète les idéaux dégagés par les ancêtres tels Pierre de Coubertin et Gabriel Hanot, respectivement pères des Jeux Olympiques modernes et de la Coupe d’Europe de football. Elargir les cadres pour favoriser la participation de tous ceux qui sont qualifiés pour monter sur la piste, c’est un modèle de ” sport plus”.
Depuis des décennies, le sport se transforme en une industrie ou une usine qui génère chaque trimestre, chaque semestre ou chaque saison, suivant le cas, des centaines de nouveaux millionnaires sortis du ventre du football européen, de la NBA, du football américain, du tennis, de la grande Ligue américaine de baseball, etc. Ainsi, les Michael Jordan, Cristiano Ronaldo, Coby Bryant, Serena Williams, Lionel Messi, Lebron James sont, parmi tant d’autres, les grands bénéficiaires de la globalisation sportive. Ce qui incite les jeunes à multiplier des performances dans les collèges et universités aux Etats-Unis notamment, en vue d'entrer dans la niche de la poule aux œufs d’or, sous les yeux des parents fiers de la réussite de leurs progénitures dans le concert professionnel. Un autre modèle de ”sport plus”.
Quand, d’un autre côté, des clubs, des équipes, des athlètes, des dirigeants et des entraîneurs soulèvent des montagnes avec de maigres moyens, cela renforce la conviction de ceux qui pensent qu’on peut rater le train du succès en dépit du support de certains gros bonnets du secteur des affaires ou autres. Le Real de Madrid et le FC Barcelone n’ont-ils pas déjà enregistré une saison blanche ? Le New York Knicks, malgré ses milliards, ne court-il pas derrière un nouveau trophée dans la NBA depuis 1972 ? En revanche, le modeste Atletico de Madrid, sous la houlette de l’entraîneur Diego Simeone, est parvenu à décrocher une place parmi les ténors européens. C’est la résultante de la discipline et de l’application générées par la bonne gestion du ”sport plus”.
Toutefois, tout n’est pas rose ou jaune au jardin du sport mondial. Car on rencontre un peu partout des clubs, des équipes et des dirigeants qui exploitent leurs bourses faramineuses pour acheter des arbitres, des joueurs, des commissaires et même des dirigeants d’une équipe adverse, dans le but de récolter antisportivement un trophée ou de conserver leur place à l’étage supérieur. Ces pratiques dégradantes s’entassent au quartier de la corruption et de l’extrémisme. Un modèle de ”sport moins” malheureusement toléré et accepté dans certains secteurs où l’on marginalise l’intégrité et l’impartialité.
Sport plus et sport moins, un sujet à deux volets. C’est aussi un débat sur une tribune où la déraison arrive parfois à écarter la logique, quand des corrupteurs parviennent à enfanter des corrompus. Mais les adeptes de ”sport plus” récoltent des lauriers lorsqu’ils méprisent les avances des activistes de ” sport moins”.
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