Le siège de la Fédération haïtienne de football a été attaqué lundi soir par des manifestants à la solde, dit-on, d’un dirigeant de football. Quels que soient les motifs, cette conduite inconvenante est condamnable à plus d’un titre. Le football reste un jeu percutant dans lequel les intérêts des uns sont souvent en conflit avec ceux des autres. De là à en faire une jungle et passer à la barbarie, pour régler ses comptes, c’est travailler à sa propre chute. Car le football ne connaît de point d’attaque que sur un terrain de jeu. Attaquer ses infrastructures et tenter d’y mettre le feu et pointer du doigt un responsable est tout à fait lâche. Au moment où deux sélectons nationales (U-17 et U-20) poursuivent leur course vers la qualification pour la Coupe du monde, le football haïtien a plutôt besoin de sérénité et de stabilité. Ces deux conditions demeurent indispensables pour porter les sponsors à l’appuyer dans toutes ses entreprises.