« Par rapport à la sécheresse qui a sévi en 2015 où des localités comme les Palmes et la Forêt-des-Pins ont eu difficilement accès à l’eau, en qualité et en quantité, la FLM a jugé bon d’élaborer un document de projet avec pour but d’aborder cette question vitale pour le développement de toute communauté », a déclaré l’agronome Rolnick Plancher de la FLM présent mardi à la première cérémonie d’inauguration de l’impluvium situé entre la 9e et la 10e section communale des Palmes.
Contrairement à la Forêt-des-Pins, où la FLM a inauguré le lendemain mercredi un autre impluvium portant à environ 6 le total déjà construit dans cette zone, les riverains des Palmes ont étrenné ce 17 janvier leur premier impluvium. Avant cette inauguration, il n’existait aucune structure communautaire capable de stocker une quantité considérable d’eau en cas de sécheresse encore moins de l’acheminer en provenance d’une autre localité.
Les habitants des Palmes vivent essentiellement de l’agriculture et du petit commerce. Trois ou quatre mois sans pluie équivaut à un désastre. Cette zone dispose d’une pluviométrie très élevée par rapport au reste du pays certes, mais avec le phénomène du changement climatique la pluie se concentre dans une période plus courte. Rendant ainsi la période sèche plus longue et condamnant du même coup les gens à marcher environ 4 à 5 heures pour aller chercher de l’eau et parfois à faire la queue durant une à deux heures.
Ce projet consiste en la construction de deux impluviums de capacité de 120 000 gallons alimentant 20 citernes, à raison de 10 citernes familiales par zone. Cette structure communautaire comporte un système d’eau traitée et un système d’eau non traitée qui permet, en période pluvieuse, de capter la quantité d’eau déversée à la surface alimentant le bassin. « En période de sécheresse, où les points d’eau sont éloignés, nous rendons cette eau disponible pour la communauté », a précisé l’agronome Plancher soulignant au passage qu’il s’agit d’un projet pilote susceptible d’attirer le financement d’autres bailleurs intéressés par ces activités d’accès à l’eau.
Système de captage et de stockage des eaux pluviales, l’impluvium offre aussi la solution pratique, si toutefois l’eau pluviale arrivait à manquer, de remplir le réservoir à partir des camions- citernes. « La première destination de l’eau de l’impluvium, d’une surface de 700 mètres carrés, va à la consommation domestique et est appelée à desservir une population de 15 000 habitants », a fait savoir l’ingénieur Hector Jean Bernett de la FLM qui coordonnait le projet.
Outre la construction, ce projet comporte aussi un volet protection à l’hygiène publique. La communauté des Palmes a été formée en traitement et en gestion de l’eau. Pour la pérennité du projet, la FLM travaille de concert avec le Réseau des organisations pour le développement des Palmes (RODEP), un partenaire local, qui va assurer la distribution et la gestion de l’eau.
L’agronome Plancher se dit conscient qu’un seul impluvium ne va pas résoudre le problème de la disponibilité en eau des Palmes, sinon un système de plusieurs impluviums, comme c’est déjà le cas à Forêt-des-Pins. La construction de l’impluvium des Palmes a duré en moyenne six mois et a nécessité un financement global d’environ 300 000 dollars américains. Et les matériaux qui entrent dans la construction de ces deux impluviums, inaugurés en grande pompe en présence des notables et des autorités locales, sont le béton armé, le fer, le ciment et une double nappe métallique.
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