De retour du congrès de la Confédération panaméricaine de cyclisme (COPACI) réalisé en janvier 2017 à La Havane (Cuba), le président de cette Confédération, Jos Manuel Pelaez (de nationalité cubaine) a fait la promesse formelle au président de la FHC, Kénelt Léveillé, de lui apporter tout son concours. L'aide de la COPACI à la FHC se résumera surtout dans le don d'équipements et matériel qui font beaucoup défaut à cette fédération et la venue de temps à autre d'experts-instructeurs qui vont animer des formations pour entraîneurs et moniteurs. Les deux hommes ont beaucoup discuté sur le projet de l'Union cycliste internationale (UCI) d'investir des millions visant le développement du cyclisme féminin, surtout au niveau des petits pays, dont Haïti. Comment la FHC entend aborder ce brûlant dossier ? Kénelt Léveillé parle de l'élaboration d'un plan pour les six prochaines années, visant le recrutement et l'entraînement de 500 jeunes filles âgées entre 10 et 11 ans, avec, de temps à autre, l'organisation de compétitions d'évaluation visant à détecter les meilleures, sous la supervision d'un technicien délégué en la circonstance par la COPACI. Quant aux garçons, l'homme fort de la FHC (Kénelt Léveillé), sur insistance de M. Steve Mc Coley (USA) vice-président de la COPACI, a parlé de la prise en charge par la Fédération américaine de huit des meilleurs cyclistes U-17 sur une durée de huit mois, pour une préparation spécifique, en prévision de leur participation aux prochains championnats du monde sur route, qui se dérouleront en Norvège. Pour les seniors qui auront à participer au championnat panaméricain sur route qui se fera en République voisine, le président de la FHC est en train de discuter avec son collègue de la Fédération dominicaine sur la préparation de l'équipe nationale au pays de Juan Pablo Duarte. Si les Dominicains sont de niveau à faire progresser les nôtres ? Kénelt Léveillé a répondu par l'affirmative après avoir apporté des précisions sur la santé dont jouit le cyclisme dominicain avec toute une pléiade d'athlètes de gros calibre en la circonstance qui rivalisent toujours avec les meilleurs aux compétitions internationales. Cuba, la Colombie, l'Espagne, la France, l'Angletrerre, les USA, le Mexique, le Vénézuela, pour ne citer que ceux-là, sont les ténors du cyclisme mondial. Tout ce beau monde participe chaque année à la «Vuelta Independencia», sorte de rendez-vous international réunissant l'élite du cyclisme mondial. Seulement, il va falloir pour la FHC de réunir les fonds nécessaires pour le séjour et l'hébergement de nos cyclistes en terre dominicaine. Pour ce qui a trait aux autres rendez-vous à honorer par la Fédération, le président a parlé d'une compétition de «mountain bike» à Puerto Rico, où Haïti sera représentée, au grand prix des nations et du tour de l'Abitibi prévus l'été prochain au Canada et la participation des U-23 aux prochains Jeux de la francophonie qui se dérouleront à Abidjan (Côte d'Ivoire). D'un autre côté,un programme de détection des talents dans la diaspora est à l'étude. En effet, le président de la fédération a parlé de son prochain voyage aux Antilles françaises afin de discuter sur la possibilité de leur intégration au sein des équipes nationales senior et juvénile. Un autre voyage est prévu à Paris, d'où il prendra part à une réunion avec les dirigeants de l'Union Francophone de Cyclisme (UFC), question de planifier et gérer à bien la participation du cyclisme haïtien aux prochains Jeux de la Francophonie. Il a aussi donné la primeur sur la construction de ce vélodrome tant attendu par la FHC grâce aux démarches de l'UCI auprès de la Solidarité olympique du CIO. Pour conclure, Kénelt Léveillé a fait état enfin des planifications visant à l'organisation annuelle d'un «Tour d'Haïti» d'une durée de six jours pour parcourir Les Cayes jusqu'au Cap-Haïtien en vélo : Cayes-Petit-Goâve (1re étape), Petit-Goâve-Jacmel (2e étape), Jacmel-Saint-Marc (3e étape), Saint-Marc-Cap-Haïtien (4e étape), pour finir, le «Criterium» du Champ de Mars. Sponsors à vos marques!