La Banque interaméricaine de développement (BID) a approuvé, en 2016, conformément au plan financier à long terme, un programme de 86 projets à garantie souveraine dont le financement totalisait 9,3 milliards de dollars. Le montant des décaissements de la BID s’élevait à plus de 8,7 milliards, avec un flux net positif au profit de la région. Dans son rapport annuel 2016, la BID estime qu'au-delà de la fourniture de prêts, de garanties et de dons, elle a également continué de créer et diffuser des savoirs sur des thèmes essentiels au développement des pays de la région. En termes de département géographique, 39 % des financements approuvés ont été affectés aux pays d’Amérique centrale, au Mexique, au Panama et à la République dominicaine, 34 % aux pays du cône Sud (ndlr : Argentine, Chili, Uruguay), 23 % aux pays du Groupe andin, et 4 % aux pays des Caraïbes. En termes de secteur, 34 % des financements approuvés ont été affectés au secteur des institutions pour le développement, 30 % au secteur de l’infrastructure et de l’énergie, 24 % au secteur social, 11 % au nouveau secteur du changement climatique et du développement durable et 1 % au secteur du commerce et de l’intégration. «L’an dernier, notre action dans ce domaine a engendré des centaines de contributions sous des formes diverses, comme des publications et bases de données évaluées par des pairs, ainsi que des conférences et cours de formation en ligne ouverts et massifs (CLOM) qui attirent régulièrement des dizaines de milliers de participants », informe Luis Alberto Moreno dans le rapport annuel 2016 de l’institution. Selon lui, ces chiffres confirment le leadership de la banque régionale en tant que source principale de financement et d’expertise pour le développement à long terme de la région. Dans son rapport 2016, la BID estime qu’elle est également mieux apte à remplir son rôle grâce à l’intégration des ressources du Fonds des opérations spéciales dans son capital ordinaire, ce qui lui a permis d’augmenter sa capacité de crédit. « Si le volume est un indicateur de mesure important, la satisfaction de nos clients est tout aussi primordiale. Nos enquêtes auprès de nos clients révèlent un taux de satisfaction de près de 90 % concernant nos services », s’est félicité la BID. Le président de la Banque interaméricaine de développement (BID), Luis Alberto Moreno, confie qu’en 2016, un grand nombre de postulats fondamentaux qui sous-tendent l’ordre économique mondial ont été remis en question d’une manière que peu avaient anticipée et dont on ne perçoit pas encore clairement les conséquences. Or, dit-il, même en cette période incertaine, les priorités de développement des États d’Amérique latine et des Caraïbes demeurent largement inchangées. « Nous devons accroître notre productivité et stimuler l’innovation, deux facteurs qui expliquent en grande partie le fossé qui nous sépare des pays industrialisés ». Moreno reconnaît toutefois que nous devons améliorer nos systèmes publics de santé et d’éducation, dont la faible qualité se traduit par de fortes disparités des chances et des résultats au sein même de nos sociétés. « Nous devons aussi développer les infrastructures et abattre les barrières qui nous empêchent depuis si longtemps de devenir une puissance commerciale dans la région », conseille-t-il en rassurant que, pour atteindre chacun de ces objectifs, l’Amérique latine et les Caraïbes peuvent compter sur l’appui de la Banque interaméricaine de développement. Le patron de la BID affirme que, compte tenu de la conjoncture mondiale qui nous attend en 2017, nous anticipons une mise à l’épreuve de notre capacité à demeurer le partenaire de développement principal de la région, non seulement en tant que source de financement durable et abordable, mais aussi en tant que diffuseur de confiance des savoirs. « Mais, explique-t-il, notre mission est la suivante : aider nos pays à surmonter les obstacles à la prospérité durable et à une meilleure qualité de vie pour les 600 millions de personnes qui vivent en Amérique latine et dans les Caraïbes.