Le Nouvelliste : Présentez-vous aux lecteurs... Marc Rony Louis : Je m’appelle Marc Rony Louis. Je suis né en Haïti. J’ai été élevé dans une grande famille. En fait, cette dernière m’a inculqué certaines valeurs comme l’éducation, l’amour, la loyauté, l’équité et la dignité. Et c’est ce qui m'a permis d'être ce que je suis aujourd’hui. Comment ne pas être reconnaissant envers mes parents. LN : Faites-nous part de votre expérience dans le domaine du basket ? MRL : Le basket a été toujours mon sport préféré. J’ai commencé à jouer au basket à l’âge de 13 ans, et ce, dans un Ymca local. A l’âge de 18 ans, j’ai commencé à entraîner les jeunes jusqu’à ce que je me sois présenté au monde de l’arbitrage. En 2006, je suis devenu un arbitre de basket certifié du conseil d’administration de la 37e IAABO (International Association of Approved Basketball Officials). Depuis, je ne cesse de travailler pour m’améliorer dans ce domaine. LN : Pourquoi êtes-vous en Haïti ? MRL : Je suis en Haïti pour les vacances. Je suis ici, il y a de cela trois semaines. Cela tombe à pic, car le 11 mars dernier, j’ai été sélectionné pour arbitrer le dernier match de la saison régulière du championnat au Madison Square Garden à New York. Pendant mon séjour en Haïti, mon oncle, Steeve Pierre qui travaille au MJSAC, en a profité pour me présenter à un membre de la Fédération haïtienne de basket-ball (FHB). Honnêtement, c’est un rêve devenu réalité parce que j’ai toujours voulu venir en Haïti pour donner de l’aide là où cela est nécessaire au basket. LN : On dirait qu’avec la FHB vous avez eu de très bonnes relations. Alors, comment pouvez-vous aider les arbitres du pays ? MRL : Avec toutes les compétences, les connaissances et les expériences que j’ai apprises et recueillies aux USA en tant qu’arbitre de basket, je crois que je peux apporter tous les détails et l’expertise aux arbitres haïtiens pour qu’ils soient en mesure de progresser dans le domaine de l’arbitrage. Que je sache, ils en ont grand envie. LN : Avec votre présence, que peut-on espérer dans deux ans du basket haïtien ? MRL : Au cours des deux prochaines années, je crois fermement que nous pouvions réaliser beaucoup de choses. L’un des outils clés que je vais utiliser, c’est de mettre en place autant de camps d’arbitrage de basket possible. Ce faisant, cela aidera les arbitres à progresser au niveau du jeu, du travail au sol et à l’enseignement de la philosophie de l’arbitrage de basket. Je travaillerai avec diligence pour m’informer et informer les collègues haïtiens qui souhaitent améliorer leurs compétences en arbitrage de basket pour le bien-être du pays. Le Nouvelliste : Pour avoir arbitré un match de basket dans le championnat de l’ASHBAC. Comment voyez-vous le niveau du basket haïtien ? Marc Rony Louis : Pour les joueurs, j’ai été surpris de voir qu’on avait des éléments évoluant à ce niveau. Je pense qu’avec un peu d’encadrement, ils pourront s’imposer facilement à l’extérieur. Le numéro 14 de la SOGEBANK (Elminice Isnold), très bon ce jour-là, a attiré mon attention. Pour avoir dirigé un match, je pense que les arbitres sont à un niveau acceptable. Cependant, il y a beaucoup à faire pour les former et les encadrer. Vous savez que le jeu devient de jour en jour plus rapide. Nous devons donc former les arbitres. Pour les entraîneurs, je ne peux pas apporter un quelconque jugement, car je me focalise sur les arbitres.