Mes oreilles résonnent encore. Non, ce n’est pas à cause de la pluie des décibels qui s’était déversée sur Tara’s le samedi 15 juillet à Hangover. La « partyeuse » invétérée que je suis y est habituée. Par contre, je n’étais pas préparée à ce que j’ai vécu, ou surtout entendu, ce jour-là. Jamais je n’avais entendu autant de grivoiseries de ma vie ! Appelez-moi prude, mais je suis de ceux qui écoutent les versions épurées à la radio. De plus, je ne saurais m’attendre à des propos aussi crus quand on sait que j’assistais à un spectacle supposé être retransmis en direct par deux chaînes de télévision. « Mon Dieu, faites que les enfants de chez moi ne soient pas effectivement branchés comme ils me l’avaient assuré avant mon départ », n’ai-je cessé de me répéter à mesure que, contre mon gré, j’ingurgitais les « gros mots ».

Des paroles de « sanzave » de Haitian Fresh aux propos assez explicites de la version live de « M pa konn anyen » servis par Izolan et Niska, sans oublier le bref éclat de Sandro Martelly empêtré dans son playback et les blagues un tantinet trop colorées des « animateurs », ces nouvelles icônes du rabòday partant à l’assaut des limena à force de plaisanteries dégradantes, les oreilles chastes ont été servies ! Il y a eu aussi ces moments où certains DJ se sont laissés emporter par le vybe, et ont sorti ces chansons que même les radios les plus libérales ne peuvent jouer…