C’est instructif de revivre le passé au présent. Instructif pour ceux qui n’avaient pas encore vu le jour pendant la décennie 70 -80 notamment. Instructif pour d’autres qui étaient trop jeunes pour comprendre. Instructif aussi pour des adultes de cette époque qui n’avaient pas compris certains faits ou qui les ignoraient tout simplement parce que, au temps de la dictature ou de la « babouquette », il était imprudent de communiquer certaines informations même sur la scène sportive. Des étoiles au carnet des journalistes qui, courageusement, ont bravé en certaines occasions la « babouquette » pour informer pendant cette longue période infernale où l’on épiait même l’imagination.

Ce n’est pas pour satisfaire les nostalgiques que l’auteur de cette rubrique valse depuis quelques mois sur la piste du passé. Ce n’est pas pour le plaisir d’écrire qu’il offre au public sportif, les lecteurs du Nouvelliste en particulier, ces tranches de gâteau du passé. Même si certaines tranches sont amères. Parce que la mission du journaliste, c’est de servir ou d’accompagner les auditeurs, les lecteurs, les téléspectateurs et les internautes qui ne se lassent jamais de s’informer, car ils veulent tout savoir. D’autant que pour les Haïtiens, la « babouquette » n’est plus. De ce fait, le journaliste doit maintenir le public loin de ce slogan qui ne fait recette nulle part : « il faut savoir mais moi je ne sais pas».