Le directeur général de l’ED’H, Hervé Pierre-Louis, qui a dit un « oui » franc, s’est engagé, comme le président Jovenel Moïse, a électrifié le pays 24 sur 24 dans les 24 prochains mois. En conférence de presse le lundi 14 août 2017, Hervé Pierre-Louis, interrogé sur la réalisation ou non de ces promesses dans la rubrique Investissement du projet de budget 2017-2018, a répondu que « le budget commence sans doute à s’ajuster dans le cadre du projet ». Il a fait l’économie des détails. Mais Hervé Pierre-Louis a insisté sur le fait « l’Ed’H s’est embarquée » « concrètement mais surtout au niveau de la planification ». « Il y a des études que l’on fait qui vont atterrir dans vingt-trois mois mais la planification a commencé. Non seulement la planification technique mais aussi la planification budgétaire aussi », a expliqué le directeur général de l’Ed’H.

Hervé Pierre-Louis, après avoir partagé des données sur la performance commerciale d’antennes de l’Ed’H à travers le pays, a cependant reconnu que le « taux de facturation globale est de 36 % ». « L’effort que nous faisons, nous le réinvestissons dans la production, l’amélioration, l’achat de compteurs », a-t-il expliqué avant de répondre à la question qui confirme que l’Ed’H reste un trou pour le Trésor public. La subvention de l’État à cette compagnie qui perd plus de 60 % de l’énergie vendu en raison de la fraude et des pertes techniques est à hauteur de 200 millions de dollars américains l’an. « Ce n’est pas que nous faisons plus de recettes. La subvention reste la même, à hauteur de 200 millions de dollars », a expliqué Hervé Pierre-Louis.