Le Nouvelliste : Le 10 mai dernier, vous avez évoqué l'épée de Damoclès qui menace le football haïtien à cause des sanctions qui encourt le football si les clubs ne remplissent pas les conditions donnant accès à la licence Concacaf. Depuis cet avertissement, il y a un silence sur la question. Serait-ce parce que les clubs ont rempli les conditions?

Yves Jean-Bart : Nous pouvons vous garantir que les clubs avancent lentement, timidement,mais avancent. Non qu'ils manquent de volonté mais plutôt que la vie associative régresse de jour en jour dans le pays. Les gens sont moins enclins au bénévolat, on a peur de se faire accuser de voleur, de se faire rattraper par tous ceux-là qui vous harcèlent sous prétexte que si vous êtes dans un club c'est que vous avez un intérêt personnel et que vous êtes riche. Les gens préfèrent aider dans l'anonymat. Ce n'est plus comme autrefois où l'on se bousculait et on était fier d'être membre de club. Cela change mais prend du temps car les moyens sont quasi inexistants pour les clubs qui subissent aussi la misère du pays.