Il aura fallu près de trois mois à la commission d'approfondissement et de suivi de l'enquête sur le fonds PetroCaribe pour auditionner les anciens hauts fonctionnaires de l'État, pour aller sur le terrain à la recherche de la véracité des faits et engager des experts comptables pour analyser toute la paperasse récupérée, histoire de déterrer la vérité sur l'argent vénézuélien. Comme l'ont souvent répété les commissaires, il est important de tracer un exemple, d'aboutir à des procès. Il semble qu'on en soit pas loin. «On met maintenant les dernières touches», affirme, ce jeudi, au Nouvelliste, le premier des commissaires, Évalière Beauplan, qui n'a jamais manqué de clamer son intention de produire un travail objectif.

Le parlementaire, l'objet de tous les regards, de toute sorte de pressions, a voulu prendre le temps qu'il faut pour parachever l'enquête qui risque à nouveau de donner des sueurs froides à nombre d'anciens gérants de deniers de l'État entre 2008 et 2015. Tout le long de cette enquête qui en fait constitue la continuité du travail déjà réalisé par le sénateur Youri Latortue que certains, épinglés, avaient rejeté d'un revers de main, Évalière Beauplan a juré de sa bonne foi et soutenu sur tous les tons que sa souche politique n'altérera en rien les recommandations. «Le rapport sera prêt d'ici la semaine prochaine», indique le sénateur du Nord-Ouest, en voyage.