« Le slam est un mouvement paru aux États-Unis au cours du 20e siècle, avec pour objectif de populariser la poésie, longtemps réservée à la classe élitiste. Par ailleurs, cette initiative révolutionnaire veut, par le biais des rimes, toucher les problèmes sociaux, spécialement ceux relatifs aux gens défavorisés. De fait, c’est ce qui constitue l’essence même de notre démo : De-mo-li. Nous y dénonçons des pratiques jugées mauvaises en Haïti », explique Diery Marcelin, le coordonnateur du groupe Pikliz dont la devise est « Yon twoup, yon nanm ».
De-mo-li, un nom que le groupe n’a pas choisi au hasard pour ce démo destiné à inciter le public à réfléchir. « Cette ambiguïté autour du nom est voulue. Qu’il s’agisse du verbe démolir ou pas, l’essentiel c’est de dénoncer, démolir les conduites inacceptables de notre société. En l’occurrence, l’ingérence politique, l’injustice sociale, la politique de doublure, l’hypocrisie de nos hommes politiques à travers les promesses électorales non tenues, la passivité et l’ignorance de la population. Ce qui coïncide parfaitement avec nos 4 morceaux », souligne Diery Marcelin, qui s’estime heureux d’avoir épuisé tout le stock de CD disponible, lors de la première vente-signature de De-mo-li à Léogâne.






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