Il y a ceux qui regardent leur vie être ballotée au gré des vagues et des flots tumultueux du quotidien et ceux qui décident de prendre les commandes pour écrire eux-mêmes leur propre épopée. Comptez Nathalie Mondésir dans cette deuxième catégorie. Partie de rien, cette jeune leader, ex-candidate à la députation pour la circonscription de Kenscoff aux élections de 2015, est en train d’esquisser, avec foi et persévérance, les lignes d’un brillant avenir.
Ses yeux brillent d’une énergie et d’une rage de vaincre. Quand on a dû se battre tout au long de sa jeune vie, il aurait été difficile qu’il en soit autrement. Née le 14 novembre 1989, Nathalie Mondésir devient orpheline très tôt. « J’ai perdu ma mère quand j’avais six ans, et mon père quand j’en avais onze. J’ai été élevée par une méchante tante, la grande sœur de ma maman, qui ne voulait pas que j’aille à l’école, parce qu’elle avait un problème avec ma maman. Elle m’a fait subir toutes les mauvaises choses du monde », lâche-t-elle dès les premiers mots de présentation. Elle a dû être terriblement marquée par cette étape ô combien difficile de son enfance qui s’est déroulée à Turgeau, fréquentant l’école nationale Célie Lilavois en primaire. Aujourd’hui encore, elle se questionne sur les agissements de cette tante. « J’étais pourtant une bonne enfant. J’étais toujours parmi les premiers de la classe et c’est la raison pour laquelle les prêtres de l’église épiscopale m’aimaient et prenaient en charge mes frais », se rappelle celle qui à cette époque se plaisait à faire du théâtre avec les enfants de son quartier et n’hésitait pas à aider dans leurs études ceux qui avaient des lacunes.






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