Et cette réalité n’est pas inhérente à Haïti uniquement. Dans les pays en développement, plus d’un tiers des adultes indiquent être des travailleurs indépendants, selon un billet publié sur un blog hébergé sur le site de la Banque mondiale. Il s’agit d’un outil encore peu répandu, mais susceptible d’avoir d’importants effets bénéfiques à la fois sur les entreprises et sur l’ensemble de la société en rendant le système financier formel plus accessible. L’expansion rapide des téléphones portables devrait faciliter les paiements numériques dans le monde en développement, ce qui offre des avantages potentiels considérables aux entrepreneurs, sur l’ensemble du globe.

Particulièrement en Haïti, pays le plus pauvre des Amériques, où l’on compte davantage de téléphones portables que de comptes bancaires. Environ 80% de la population adulte n'est pas encore bancarisée. Le potentiel de l'argent mobile pour soutenir l'inclusion financière en Haïti est donc énorme et représente une alternative peu coûteuse, efficace et sûre. C’est ce qui ressort d'une étude préparée par la GSMA soulignant un regain d’activités pour ce service en Haïti, au cours de ces deux dernières années, avec notamment l’augmentation des transactions et le volume des paiements. Le pays dispose désormais de trois fournisseurs d'argent mobile.