Roosevelt Cossy, journaliste spécialisé en santé, et le Dr Odilet Lespérance, secrétaire général du RHJS, étaient les principaux intervenants à cet atelier qui a réuni les journalistes de divers médias de Port-au-Prince. Si les deux hommes traitaient des sujets différents, leur constat reste le même : Haïti n’investit pas assez dans la santé. Ce qui explique le mauvais classement du pays en matière de couverture universelle en santé.

Selon une définition classique présentée par le Dr Lespérance, la couverture (sanitaire) universelle consiste à veiller à ce que l’ensemble de la population ait accès aux services préventifs, curatifs, palliatifs, de réadaptation et de promotion de la santé dont elle a besoin. Ces services, a poursuivi le secrétaire général du RHJS, doivent être de qualité suffisante pour être efficaces, sans que leur coût n’entraîne des difficultés financières pour les usagers. En des termes plus simples, le médecin a présenté la couverture universelle comme l’espoir d’être en meilleure santé sans s’appauvrir. « Ce qui n’existe pas en Haïti », a vite souligné l’intervenant qui a rappelé que 40% de la population haïtienne n’a toujours pas accès aux soins de santé.