Quel homme, quel écrivain haïtien serait le mieux placé pour écrire son autobiographie ? Qui d’autre, si ce n’est Michel Soukar, pourrait mieux le faire ? Joseph Emmanuel Charlemagne, dit Manno Charlemagne, s’est sûrement posé la question avant de confier cette mission à cet historien qui a grandi comme lui à Côte-Plage. Cet homme qui a vu les premiers balbutiements de sa carrière de chanteur, qui y a contribué même. Ce compatriote qui a connu les terreurs du duvaliérisme et les douleurs de l’exil comme lui. Vraiment Manno pourrait difficilement trouver mieux pour rédiger cette œuvre baptisée « Manno Charlemagne pou lavi fleri », parue en 2016 chez C3 éditions à l’initiative de la Banque de la République d’Haïti.
En survolant les pages de ce travail réalisé par Michel Soukar et à la lumière de l’entrevue qu’il nous a accordée on découvre, redécouvre, on comprend mieux cet homme qui est né le 14 avril 1948 à Port-au-Prince entre la rue d’Ennery et la rue Saint-Honoré, sur le boulevard Jean-Jacques Dessalines, au numéro 327.






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