« Je suis impressionné par le nombre d’écoliers à la FILAH, même s’ils n’achètent pas beaucoup, pour être honnête ; mais qu’ils soient là, qu’ils écoutent les causeries, qu’ils regardent les livres, c’est déjà une bonne chose », déclare Lyonel Trouillot.

Assis dans un grand fauteuil moelleux en face d’une table où fume un café noir, son éternelle cigarette entre les doigts, l’homme qui a formé plusieurs générations de jeunes écrivains, se dit touché par la présence des jeunes au Palais municipal de Delmas. « J’ai l’impression que la moyenne d’âge, ici, est nettement inférieure à 35 ans. Si vous regardez, même les acheteurs adultes, on voit bien que ce sont des étudiants. Pour être honnête, il y a peu de personnes ayant dépassé 45 ans à être ici. Et j’ai l’impression que les plus riches de la société, on ne les voit pas trop ici », dit-il, le corps secoué par un petit rire rauque.