Entre le concert de Charles Aznavour et la soirée Afro reggae, on s’étonne de voir, dès l’entrée de l'hôtel Karibe, toutes ses voitures garées aux alentours. En effet, les nostalgiques de Konpa Kreyòl ne se permettent pas de rater ce moment d’intimité qui ne se présente pas tous les ans. Tant bien que mal, chacun trouve un petit coin de stationnement, même si cela leur coûte de parcourir quelques kilomètres à pied. Ainsi, tout au long de la colline conduisant à l’hôtel, des femmes perchées sur des talons aiguilles ou compensées, essoufflées, les mains sur les hanches, essayent d’arriver à destination.
Dans la cour du Karibe, c’est la routine. Un selfie par ci, un autre par là. Quand soudainement la voix douce, envoûtante d’une femme nous surprend dès les premières notes de No Woman no cry de Bob Marley. De fait, l’heure n’est plus à la traîne, autant placer un visage sur cette voix mélodieuse. On la découvre au keyboard, debout sur le stage, enchaînant avec le refrain de Ki mele m. Aussi introduit-t-elle les noms des musiciens, qui gravissent un par un le podium, sous les applaudissements du public.






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