Une météo pourrie. Sur St-Christophe, il pleut, ce jeudi 4 janvier 2018. Au mémorial des victimes du tremblement de terre, huit jours avant les huit ans de l’une des pires catastrophes ayant frappé Haïti, il n’y a aucune trace de préparatifs, aucune raison non plus de s’étonner. D’année en année, c’est pratiquement à la dernière minute que l’on s’y prend quand vient le temps de l’hommage, du devoir de mémoire envers nos nombreux disparus, emportés ce mardi-là. Il n’y a pas encore de communication officielle autour des activités prévues.Peut-être qu’après la conférence de presse du ministère de la Culture autour de l’organisation du carnaval vendredi, on glissera quelques mots aux journalistes.
Le mémorial, petit à petit, se construit une âme. Sur les murs, par retenue, par pudeur, au nom d’un reste de dignité à sauvegarder, il n’y a pas de photos mais des mots, un mélange de vécu douloureux, de souhaits. Autour de la roche du souvenir, posée au milieu d’une fosse commune, il y a les plantes, les anges, l’imposant passage en granite vers l’au-delà.






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