Jovenel Moïse a tenu une première promesse : il a distribué de l’argent aux partis politiques ayant des élus lors des dernières élections. Le parti Fanmi Lavalas et Pitit Dessalines, qui réclament le départ du chef de l’État, annoncent qu’ils n’accepteront pas leurs chèques. Allouer du financement public aux partis politiques n’est pas une mauvaise chose en soi dans la mesure où il contribuera à leur modernisation. Rien ne laisse croire que les premiers chèques remis ce lundi aux partis politiques vont répondre à cette exigence. Jamais, nos partis politiques, à quelques rares exceptions, n’ont eu une gestion transparente. Combien d’entre eux renouvellent périodiquement leur staff dirigeant ? Combien d’entre eux ont réellement des membres actifs en dehors des périodes électorales ? La liste des questions sans réponses sur nos partis politiques est très longue. Peut-être que l’argent reçu, le peu qu’il soit, va leur permettre de répondre à certaines de ces questions.

Des chefs de partis politiques doivent se frotter les mains. En plus des postes ministériels et des directions générales que certains d’entre eux gèrent dans l’opacité, ils reçoivent des chèques du Trésor public.