Fini le défilé des trois jours gras dans les divers recoins du pays. On doit bien se rendre à l’évidence. Outre l’actualité de la bamboche populaire, l’incendie du marché en fer défraie la chronique. Le marché aussi célèbre, historique qu’utile, pour la renovation duquel la compagnie Digicel et l’État ont consenti quelque 20 millions de dollars après le séisme du 12 janvier 2010.

Dommage qu’une fois encore on n’ait pas raté l’occasion d’être fidèles à nous-mêmes. Car on dirait que la tradition a voulu que, chaque année, au moins un marché public parte en fumée dans la capitale haïtienne. Et comme par hasard, c’est le « Marché en fer » récemment rénové qui a subi les affres de cet incendie qui vient affaiblir davantage cette frange des classes moyennes se battant jusqu’ici pour essayer de se forger une raison de rester en Haïti.