C’est un homme des plus simples, chemise blanche, veste sombre, qu’on rencontre à Table de Caius, au Champ de Mars, ce mardi-là, dans l'après-midi. Jean Marcel Lumérant, deux fois député, n’est peut-être pas l’une des grandes gueules de la Chambre des députés, mais il est de ceux qui maintiennent en vie l’opposition parlementaire dont l’influence est pratiquement annihilée à la Chambre basse, dans la foulée des élections pour un nouveau bureau, la présidence des commissions stratégiques qui sont toutes tombées dans l’escarcelle des élus de la majorité PHTK et alliés (APH). Le parlementaire, passé par les cases du parti INITE, ex-président de la commission Finances à la 48e législature, refuse néanmoins, comme d’autres, de capituler.
Il faut compter le député de Grand-Goâve – devenue circonscription électorale en 2006 –, lui qui avait voté contre la déclaration de l’énoncé de politique de Jack Guy Lanfontant, parmi les pourfendeurs du pouvoir en place. Près d’un an après, il s’étrangle de voir s’établir à la Primature un « évadé fiscal », qui n’était pas, à ses yeux, « moralement qualifié » pour la fonction. Aujourd’hui encore, le temps n’a pas eu raison de sa colère. Jean Marcel Lumérant, élu KID à la 48e législature, avant de se ranger à la Concertation des parlementaires progressistes (CPP) qui y faisait la pluie et le beau temps, dézingue les élus de la majorité présidentielle qu’il dit avoir agi « aveuglément sans porter de questionnements ».





Commentaires
Aucun commentaire pour le moment. Soyez le premier à réagir.