Plus rien ne semble arrêter les autorités haïtiennes dans l’organisation de la 29e réunion intersessionnelle des chefs d’État et de gouvernement de la Caricom. Les 26 et 27 février, plus de 150 représentants de l’espace Caricom vont élire domicile dans la capitale haïtienne, à l’hôtel Marriot, afin de discuter de l’avenir des pays membres de l’organisation sous-régionale. Les projecteurs sont désormais dirigés vers les acteurs de cet évènement. Quelle carte Haïti va-t-elle jouer durant ces assises et pendant les jours à venir si elle veut en tirer le meilleur parti ?

Le fait qu’Haïti occupe la présidence tournante de la Caricom est une preuve que le pays intègre politiquement cette institution. Sur le plan économique, bien des considérations méritent d’être faites. Depuis le traité de Chaguaramas en juillet 1973 qui proclame la création de l’institution et le traité de Chaguaramas révisé qui vise la création du Marché et de l’économie uniques de la Caricom (CSME en anglais), Haïti n’a jamais su s’intégrer comme bon nombre de pays anglophones de la région.