Le Dr Jean William Pape entre un peu plus dans la légende. Mercredi soir, alors qu’une tempête de neige se déchaine sur Manhattan, à New York, il devient, lors d’une cérémonie dans une salle de réception du Mandarin International Hotel, le premier récipiendaire du « Joan et Sanford I. Weill Exemplary Achievement Award ». « Je suis profondément honoré et humble de recevoir cette prestigieuse distinction aux noms des personnels extraordinaire de Weil Cornel Center for global Health à New York et des centres Gheskio, à Port-au-Prince », lâche le docteur Jean William Pape, ému par « cet honneur extraordinaire », cette reconnaissance au goût particulier de son alma mater, de l’université où il a étudié.
Presqu’incapable de se la jouer solo, Dr Pape, l’un des plus illustres scientifiques haïtiens, égrène des noms, des collègues, dont Marie Marcelle Deschamps, des partenaires, d’anciens professeurs, des mécènes et d’autres mains ayant poussé la charrue de ses visions, de ses obstinations, parfois incomprises par l’OMS, afin de mettre en place des protocoles de soins pour sauver des vies. Estimant qu’il n’y a pas plus grand privilège que de se mettre au service des pauvres, des déshérités, Jean William Pape est connu comme étant le père du sérum oral en Haïti au début des années 1980 pour sauver de la mort imputée aux loups-garous d’une multitude d’enfants, le promoteur d’un traitement agressif des tuberculeux, de la prise en charge précoce des Pvvih, de l’utilisation de vaccin pour immuniser à bas coût les populations où il y a des foyers de choléra.






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