‘L’équipe haïtienne n’a jamais pu réagir, n’a jamais pu imposer son jeu durant les 3 sets de cette partie. L’équipe de la Barbade était visiblement plus forte. Il nous faut travailler beaucoup plus, confronter nos athlètes avec de grandes équipes dans des matches amicaux pour arriver à maîtriser cette force de précision et d’audace dont a fait preuve la formation de la Barbade ». Le constat de la présidente de la fédération dans sa note après la finale paraît laconique mais lucide. Une défaite doit toujours servir à quelque chose même si la déception est grande.

Distingué meilleur attaquant et meilleur scorer, Jean Philippe Bayol reçoit son trophée avec une pointe de tristesse. Même situation pour le capitaine Dimitri Dumay qui, après avoir reçu le trophée réservé au finaliste, reçoit également sa distinction de meilleur serveur. La défaite est amère. « Nous avons eu affaire à plus fort que nous. Barbade a controlé la rencontre du début à la fin. Nous avons perdu le « mind game » bien avant la technique. Côté tactique, nous n’avons jamais pu stopper l’attaque adverse qui a joué avec confiance. C’est une équipe forte techniquement, tactiquement, physiquement et psychologiquement », s’émerveille Frédéric François, conscient d’avoir rencontré plus fort que lui. Un regard admiratif qui laisse croire que la Barbade est sur le point de se hisser dans le rang des grands du volley-ball de la Caraïbe comme la République dominicaine, Porto Rico et Cuba.