L’Association des industries d’Haïti (ADIH), de concert avec la Chambre de commerce et d’industrie d’Haïti (CCIH), a organisé le mardi 3 avril dernier un atelier autour du thème « Mettre fin à la contrebande : instruments et perspectives ». Les chiffres de la contrebande à la frontière entre Haïti et la République dominicaine sont effarants et leurs effets dévastateurs, selon les propos des experts qui sont intervenus lors de l’atelier. Les activités de contrebande à la frontière représentent au moins 8% du PIB d’Haïti car ce commerce illicite brasse entre 600 millions et 1 milliard de dollars américains, rapporte un article en une du Nouvelliste du jeudi 5 avril écoulé.

Les pertes de revenus occasionnées par ces activités illégales oscillent entre 184 et 440 millions de dollars américains. Daniel Dorsainvil, le principal expert et ancien ministre de l’Economie et des Finances, déduit que la disponibilité d’une telle enveloppe aurait pu éviter au Trésor public haïtien le recours à un déficit au cours de ces cinq dernières années. Mais encore, l’investissement de ces ressources aurait également pu faire augmenter le PIB d’un montant additionnel de 1.85%. Il en ressort donc que le grand vainqueur n’est autre que l’économie et l’industrie de la République dominicaine, vu que la contrebande soustrait des ressources précieuses au Trésor public et prive le gouvernement de sa capacité de fournir les services de base, voire des opportunités économiques, relate l’article titré « Tout le mal que nous cause la contrebande en provenance de la République dominicaine ».