Arnold Antonin, l’organisateur principal de Forum libre du jeudi, invite les autorités concernées à prendre des mesures élémentaires en vue d’améliorer les conditions de vie des Haïtiens vivant du côté de la frontière haïtianno-dominicaine. Selon lui, la migration des jeunes vers d’autres pays, notamment le Chili et la République voisine, est due à un manque de résilience. « L’État haïtien doit créer les conditions de résilience chez les jeunes Haïtiens pour éviter de se réfuguier sous d’autres cieux. Sinon, les jeunes seront bientôt le passé d’Haïti », estime le cinéaste qui propose une lutte pour le respect des droits fondamentaux de l’Haïtien, notamment les jeunes.

César Antonio Cuevas Pérez, ministre conseiller au consulat général de la République dominicaine à Port-au-Prince, a, d’entrée de jeu, indiqué que plus de 60 % des immigrants haïtiens sont des jeunes dont l’âge est compris entre 15 et 34 ans. D’après lui, les études sociodémographiques des 8 dernières années montrent que 65% des jeunes Haïtiens vivent dans la zone urbaine et 33 % dans la zone rurale. Il a affirmé que 6,29% de la composante d’immigration haïtienne en République dominicaine a terminé ses études supérieures et 0,16% a atteint les niveaux de la maîtrise et du doctorat.