Dans une atmosphère conviviale, les chuchotements se faisaient entendre depuis le hall. Les conversations allaient bon train pendant qu’on mettait les installations pour la présentation de l’album de Vayb. Sur des tables disposées dans un coin de la salle, posters, maillots, bracelets et CD étaient disponibles pour celles et ceux qui souhaitaient se les procurer.

Quelques 90 minutes plus tard, Mickael prend enfin la parole. Après salutations et remerciements, il commence à présenter les morceaux gravés sur l’opus « Game over », le premier-né de Vayb, comme il l’a appelé. 14 chansons, des collabos intéressantes, du groove comme on l’aime dans le compas. Cependant, beaucoup sont d’avis que cet album a une résonance qui rappelle fortement Carimi. Ti Ansyto du groupe Maestro qui était venu apporter son soutien, ne s’éloigne pas trop de cette opinion. « Je prends toujours le soin d’écouter ce que font les autres, e mwen ka di albòm nan rive sou mwen. Il y a deux morceaux que j’apprécie particulièrement : « Je ferai » et « Sou tchèk ». Il est vrai que la tendance voudrait faire croire que le son rappelle Carimi. Sa k rive, anpil fwa idantite gwoup la se chantè a, mais je trouve qu’il y a plusieurs morceaux qui n’ont rien à voir avec l’ancien groupe de Mickael », soutient Ti Ansyto qui avait enfilé son chapeau de producteur pour expliquer sa position sur la question.