C’est un cocktail bien connu mais qui ne manque jamais de surprendre les dirigeants haïtiens à chaque fois que l’occasion se présente. Les prix du pétrole qui montent sans cesse sur le marché international, le gouvernement haïtien via le ministre de l’Économie et des Finances annonce les couleurs quant à une décision d’ajuster les prix sur le marché local, les syndicats des transporteurs s’opposent déjà à toute éventuelle augmentation des prix sur le marché, les ouvriers menacent de recourir à la grève si le gouvernement parvient à ajuster le prix des produits pétroliers. Un tel cocktail s’annonce d’autant plus explosif que la conjoncture telle qu’elle se présente ne laisse présager aucune baisse des prix du brut sur le marché international.
Le gouvernement est pris au piège devant cette situation qui demanderait à ajuster les prix en considérant que la hausse est importante depuis près d’un an. Ce n’est pas la première fois que ça arrive. À chaque fois, Haïti et les autorités en place refusent d’appliquer la loi du 9 mars 1995 traitant des assises. selon laquelle les prix des produits pétroliers doivent être réajustés à chaque fluctuation des prix du brut sur le marché mondial de plus ou moins 5%. En laissant passer le temps, en jouant avec le chronomètre, le pays se retrouve coincé avec un budget qui accuse des déficits de plus en plus importants, déjà de l’ordre de plus de dix milliards de gourdes au troisième trimestre de l’exercice fiscal qui ne se terminera que le 30 septembre 2018.




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