Il est midi. En ce lundi 21 mai 2018, au musée du BNE niché à quelques mètres du Palais national, c’est le calme plat. Pas un visiteur en vue. Dans la grande salle où se propage de l’air si frais, après avoir affronté ce soleil ardent, on a l’impression de trouver un havre de paix, de voyager à travers le temps, en se remémorant des souvenirs d’antan ou en découvrant des traits de notre passé. Le temps où dans les familles haïtiennes, on utilisait encore les ‘’kawo’’ pour repasser le linge, l’époque où les jeunes filles se faisaient « repasser les cheveux », ces moments où l’on pouvait s’abreuver dans les cruches, les ‘’kanari’’. Ainsi, avec objets, symboles disposés çà et là, Kwen kay invite donc à l’aventure, sous la direction de M. Louis Lecoin, le chef de service du musée.
« C’est une idée originale que j’ai estimé important de concrétiser. Parce qu’en tant que responsable d’une institution qui s’occupe de l’ethnologie et de l’anthropologie en Haïti, il faut questionner notre société à travers la gastronomie, les tenues vestimentaires, l’habitat. C’est dans cette logique de questionnement identitaire que j’ai initié Kwen kay qui se révèle être une façon de concevoir l’univers intérieur des Haïtiens. Un miroir de la société pour mieux appréhender le mode de vie du peuple », indique Érol Josué, directeur général du Bureau national d’ethnologie, estimant que cette exposition est à la fois provocatrice, idyllique, somptueuse et capricieuse.






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