Imprimé sous les presses de C3 éditions, Le créole haïtien dans la tourmente, faits probants, analyse et perspective est réparti en six chapitres. Tels que: « Analyse d’une étude commanditée par le MENJS en 1999 : Aménagement linguistique en salle de classe », « Réflexions sur quelques emplois et structures syntaxiques observés dans le discours en créole haïtien », « L’école fondamentale de 1982 à nos jours. A-t-elle rempli sa mission » «Créolophones unilingues haïtiens et bilingues haïtiens : comment se passe la communication entre eux ?» « L’aménagement du créole et du français en Haïti doit-il inclure l’université » « Le créole haïtien et ses richesses : quelques faits probants.»

En 188 pages, Fortenel Thélusma évalue la réforme éducative haïtienne de la fin des années 70, communément appelée réforme Bernard, qui a permis d’intégrer la langue d’Haïti à l’école. Conjointement, M. Thélusma jette un regard sur la Constitution de 1987 consacrant le créole comme langue officielle. « Les années 80 ont vu deux fameuses résolutions en faveur du créole. Sur le plan éducatif d’une part, la réforme Bernard a introduit pour la première fois la langue maternelle à l’école en lui assignant entre autres nouveautés une double fonction : langue-outil, langue- objet. D’autre part, sur le plan juridique, la Constitution de 1987a consacré le créole langue nationale officielle », introduit-il.