« Je ne suis ni pour ni contre, bien au contraire », si en France cette citation est attribuée à l’humoriste Coluche, en Haïti elle a surtout été la position de certains élus pendant la période du coup d’État qui avait interrompu le mandat constitutionnel de Jean-Bertrand Aristide entre septembre 1991 et octobre 1994. Ces parlementaires n’étaient ni pour ni contre le retour du président constitutionnel, bien au contraire. Ainsi, ils ont pu louvoyer entre les militaires putschistes ombrageux et la communauté internationale donneuse de pressions.
De nos jours, le « ni pour ni contre, bien au contraire » se conjugue sur plusieurs modes. Les parlementaires, encore eux, qui ne veulent ni condamner clairement la décision de l’exécutif de mettre sous tutelle totale la Police nationale d’Haïti, ni soutenir l’institution policière, ne sont ni pour ni contre. Le tiers du Sénat haïtien a même proposé une résolution invitant l’exécutif et la police à se rencontrer pour aplanir leurs différends.


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