Le patrimoine documentaire haïtien vit aujourd’hui des moments difficiles. Des ethnologues, professeurs d’université, des experts en archivistique continuent de faire le point sur sa conservation et sa préservation. Menacé, le fonds documentaire haïtien, selon des responsables, mérite un regard favorable des dirigeants. Une situation qui, poursuivent-ils, met en péril la mémoire documentaire haïtienne. Ils ont également souligné que le Fonds documentaire Odette Menneson Rigaud et le Fonds Milo sont classés dans la Mémoire du monde de l’Unesco, en dépit de leurs difficultés respectives.
« Haïti doit partager son patrimoine documentaire avec d’autres peuples. C’est un facteur important dans l’évolution de la mémoire publique et privée haïtienne qui, pendant longtemps, est confrontée à la fois à la faible gouvernance culturelle et patrimoniale, l’instabilité politique, faible capacité technique en matière de conservation durable », a déclaré le sociologue Kesler Bien-Aimé, qui croit que la nature de la mémoire documentaire est fragile. « Quand, d’un point de vue national, unique, historique, régional, local et continental, commencera-t-on à mettre en place un registre national propre à Haïti »? se questionne-t-il.






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