Les événements du week-end écoulé ont confirmé l’hypothèse que nos autorités sont déconnectées de la réalité. La gestion de l’après catastrophe prouve, jusqu’ici, qu’elles n’ont rien appris des émeutes. Il semble que nos dirigeants veulent continuer les mêmes pratiques qui ont abouti aux malheureux événements. Dans d’autres pays où les autorités sont responsables, il y aurait déjà des décisions sévères. Jusqu’ici, personne ne reconnaît sa faute. Personne ne démissionne. Personne n’est renvoyé. Pourtant, il est clair que ceux qui sont payés pour faire bien fonctionner nos institutions ont failli à leur mission. Ils ont provoqué les émeutes et laissé pourrir la situation pendant deux jours. Pour le malheur de la nation. Aujourd’hui, dans une économie déjà en lambeaux, personne ne sait combien de familles perdent leurs moyens de subsistance. A cela, il faut ajouter les morts et les blessés. Le plus grave, le pays en est sorti plus que jamais divisé. Les posts sur les réseaux sociaux en disent long.
Les causes ayant provoqué les tristes événements du week-end écoulé sont profondes et nombreuses. L’augmentation des prix des produits pétroliers à la pompe, comme le suggèrent déjà de nombreuses interventions, n’était qu’un prétexte. La grande misère dans laquelle patauge la majorité de la population haïtienne, la mauvaise gouvernance et les criantes inégalités sociales qui caractérisent notre société sont parmi les causes fondamentales. Plus de deux cents ans après notre indépendance, trop d’Haïtiens ne mangent pas à leur faim, trop d’enfants ne vont pas à l’école, trop de jeunes en âge de travailler sont au chômage. Voilà la triste réalité que nos dirigeants et nos élites doivent regarder en face.





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