Les Super falconets l’ont échappé belle et c’est peu le dire. Pour avoir dominé le match de la possession de balle aux coups de pieds arrêtés ou encore dans les tirs cadrés, le résultat final laisse pourtant un gout amer dans le camp haïtien. La bande à Nérilia empêchait certes aux Vert et blanc de déployer leur jeu, mais manquait de clairvoyance et de réalisme. N’était-ce pas les erreurs tactiques d’un entraineur passif, incapable d’exploiter à bon escient les talents de ses joueuses, les Grenadières auraient pu faire mieux. Pour leur combativité, leur talent, leur courage, elles méritaient plus qu’un premier tour.

Jusqu’au coup de sifflet final, plus d’un espérait le but de l’égalisation. Du haut de leur siège en tribune, on entend les fans chanter, crier, applaudir voire ‘’coacher’’ les filles. « Grenadye alaso », « Fè pas la », « Choute », entre autres. En effet, ces termes comme une litanie, étaient sur les lèvres de tous les supporteurs haïtiens dont la majorité ont dû effectuer le trajet de Paris à Saint-Malo. Drapés de leur bicolore ou encore drapeau en mains, ils étaient là pour l’équipe. Jusqu’au bout. Fiers de la démonstration des Bleues et rouges, les supporteurs haïtiens ont projeté la plupart des reproches à l’endroit de Marc Collat. Entre grincements de dents, rage, pleurs et amertume, le public sans pitié, n’a pas du tout épargné le sélectionneur français. Encore une fois.