Svelte et menu, Stanley Alexandre a tout l’air d’un cure-dent. Il porte ce matin comme à son habitude, une chemise à motifs dont il a retroussé les manches jusqu’aux coudes, un jeans et des souliers. Peu bavard, c’est avec des pinces qu’on parvient à lui arracher quelques mots qu’il articule difficilement dans son langage bègue entre deux fous rires. De nature calme, on n’a jamais vu sur son visage une trace de colère ni de tristesse. Toujours gai comme un pinson, il traîne tous les jours avec ses deux fidèles alliées, sa joie et sa caméra.

Bien qu’il ait toujours aimé l’art, Stanley Alexandre ne s’était jamais imaginé dans la peau d’un photographe. « Enfant, j’étais plutôt branché musique et football. Je n’aurais jamais cru que je deviendrais aussi accro à l’objectif », reconnaît le natif de carrefour qui est tombé amoureux de la photographie sur Instagram. « Je prenais un plaisir fou à admirer les photos publiées par les photographes. Un beau jour, j’ai partagé une photo de Marlon Bellance qui m’a tout de suite contacté », se rappelle Stanley qui a accepté la proposition de travailler avec lui sans réfléchir à deux fois.