Il est 10h du matin, ce jeudi 30 août 2018. On est dans l’enceinte de l’École nationale Discréte Aumone, à quatre jours avant la rentrée des classes. Perchant sur une petite cour, à deux pas du carrefour Péan, cet établissement d’enseignement primaire qui accueille 1 162 élèves pour les deux vacations confondues, contient 8 salles exiguës et poussiéreuses, privées de portes. Les quelque bancs dont dispose cette institution ne sont plus en condition d’utilisation. Certaines salles sont privées de sièges. D’autres présentent l'aspect d’un cachot.
Les murs, si dépolis qu’ils puissent paraître, ont l’air d’un dépôt de charbon. La toiture est négligée et trouée où l’on peut remarquer des toiles d’araignées. Outre la saleté et l'étroitesse de l'enceinte, l’École nationale Discréte Aumone ne peut pas abriter les élèves en cas de pluie. Quand le soleil atteint son zénith, élèves, enseignants et responsables ne peuvent plus tenir le coup. Une situation qui porte préjudice aux conditions d’apprentissage et sanitaires des élèves.






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