Depuis la fin de la parité fixe de cinq gourdes pour un dollar américain, le taux de change est devenu l’un des paramètres importants de l’économie nationale. Il n’explique pas tout, mais comme un thermomètre qui indique le degré d’une fièvre, le taux de change, entre le dollar et la gourde, informe au quotidien sur la mesure de notre situation. Combien vaut un dollar est une donnée plus rapidement lisible comparée au déficit budgétaire, à la balance commerciale, au taux de croissance, à l’inflation ou à la pression fiscale, etc., autant d’agrégats qui le déterminent.

Le 14 septembre dernier le pays attendait de savoir quel serait le destin de Jean-Henry Céant, premier ministre nommé. Ce jour-là, dans la principale banque du pays, la Unibank – la banque qui donne le ton sur le marché des changes – le dollar était vendu pour les petits montants inférieurs à 500 dollars à 70,75 gourdes.