Pa koupe : Alexa le chante et l’artiste en connaît bien les conséquences. Du haut ses 29 ans, pour avoir passé toute sa vie en Haïti, l’interprète de « Vini » vit quotidiennement les dangers et les dommages causés par le déboisement. Entre inondations, érosion et glissements de terrain, la voix jazzy de madame Cherrélus se fait porte-parole à travers « Pa koupe » afin de dire non à l’abattement des arbres. « Ce morceau parle d’environnement, des problèmes occasionnés par le déboisement à l’occasion des cyclones… Il est normal de sensibiliser les gens, pou n di yo pa koupe », indique l’artiste qui dit avoir été inspirée lors d’une tournée en Afrique. « J’étais en Afrique et je devais me produire à Abidjan et dans ses environs. Durant tout le trajet j’ai été fascinée par l’environnement, la verdure. Et je me suis dit pourquoi pas Haïti. J’ai commencé à fredonner, puis, une fois rentrée, j’ai écrit le texte », raconte-t-elle, tout en précisant que « Pa koupe » n’a aucune connotation sexuelle. Il n’est question que de marketing. « C’est un titre très commercial, très vendable. Il éveille la curiosité des gens et les pousse à se demander de quoi il en est exactement », poursuit la jeune femme.

Évoluant parallèlement hors de son cadre habituel, la voix du secteur évangélique se félicite d’aborder une touche particulière dans le milieu musical haïtien. « En général, les chanteuses haïtiennes ont souvent tendance à imiter Emeline Michel. Malgré mon respect pour cette grande artiste, j’ai voulu faire quelque chose de différent, en écoutant pleins d’autres artistes et ainsi trouver mon originalité : un mélange de compas, de gospel, de racine et de jazz. J’ajoute un peu de jazz à chacun de ces rythmes », explique Alexa Cherrélus qui compte dévoiler son prochain album bientôt. Il sera composé de 10 chansons dont deux à registre évangélique et huit basées sur le social. Entre-temps, la chanteuse invite ses fans à apprécier « Pa koupe » sur les radios.