Ironiquement, les gagnants, après des performances haïtiennes au stade Sylvio Cator ou en France, ce ne sont pas les joueuses ou les joueurs de football. Ils ont été dépassés par les autorités qui se sont accaparés des retombées de leurs performances. Que leur victoire ait été obtenue aux dépens d'un cendrillon de la Caraïbe (13-0) au stade Sylvio Cator ou que les Grenadières comptabilisent trois défaites honorables en France, respectivement contre la Chine,le Nigeria ou l'Allemagne, l'essentiel pour l'État haïtien c'était de tabler sur ces résultats pour en tirer un certain profit politique.

Dans la foulée des démagogies, les promesses pleuvent. Mais à l'arrivée aucune n'a été tenue. C'est le cas des promesses de construction de maison pour les filles, de modernisation du ranch de Croix-des-Bouquets. Ni autobus, ni aménagement de terrain de jeu, ni fonds de commerce pour les parents des joueuses.