Une visite ne serait-ce que brève dans la maison de Michelle Baptiste sise à Bourdon équivaut à un retour dans le Port-au-Prince de la belle époque où la coquetterie, les bonnes manières et le parler élégant étaient les normes. Que ça soit sur les photos black and white un brin « blurred » des polaroids accrochées sur les murs ou bien en face de nous, notre hôte de quelques minutes se révèle une véritable arty dans le choix de ses mises. An bon ayisyen, « se yon ti madanm chèlbè ».

La cinquième des dix enfants de ses parents a un parcours peu ordinaire. Puisque dès l’âge de douze ans elle se révèle déjà la seule digne héritière de sa mère et de plusieurs de ses tantes qui sont toutes couturières. C’est ainsi qu’elle a d’abord commencé avec une carrière dans la confection d’habits et la décoration intérieure. Son business s’appelait à l’époque « La touche de Miche ».