De mémoire de journaliste, il faut remonter à des années en arrière, aux belles années de Jean Bertrand Aristide, pour compter autant de monde dans les rues de la capitale et des principales villes de province en même temps. Le fait marquant est que c’est d’abord la lutte contre la corruption qui a soudé des forces politiques qui ne se parlent pas. Puis est venue, dans la liste des revendications, la demande du départ du président Moise.
Il y avait de tout dans les rues le 17 octobre. Des alliés comme des ennemis politiques, de très jeunes manifestants comme des professionnels du béton, comme on dit de ceux qui font de leur participation aux manifestations une profession. Ils étaient tous réunis autour de slogans communs.


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