Weekender bag, dexter bag, porte-chéquier… À l’issue de notre visite à l’atelier deMatt leather, notre vocabulaire se rapportant à l’univers des sacs s’est trouvé considérablement enrichi. L’odeur du cuir émanant des articles posés sur les étagères nous a téléporté à une époque que les moins de vingt ans n’ont pas connue. Celle où les parents haïtiens n’étant pas encore acclimatés au « pèpè », à la contrefaçon « made in China » ou Panama nous confiaient ces sacs en cuir « mouri kite ». De cette époque, Laurent de Matteis, le maître des lieux, en est nostalgique. C’est d’ailleurs cette nostalgie qui va le pousser à monter deMatt leather, il y a à peine un an. « Depuis mon enfance j’ai une passion pour le cuir. Par pur plaisir, j’ai pu créer ces années-là de vulgaires pochettes », raconte-t-il.
En grandissant, Laurent est passé à autre chose pour s’occuper de sa famille. Il est d’ailleurs le DG de Dauphin Banners and Sign. Cette carrière dans l’impression, aussi palpitante soit-elle, n’a pas réussi à éclipser son attrait pour la maroquinerie. « J’ai traversé les années, dit-il, en me demandant pourquoi il n’y a pas une entreprise dédiée aux accessoires pour hommes confectionnés à partir du cuir. » C’est ainsi qu’en 2013, monsieur reprend du poil de la bête. Il fabrique de plus en plus d’articles pour gâter des proches en les leur offrant en cadeau. Il faudra attendre 2018 pour qu’il décide enfin de faire de son hobby un deuxième métier. Pour s’assurer de réussir dans son domaine de prédilection, il se met à l’école de cordonniers de talent ou ayant pignon sur rue dans le pays.






Commentaires
Aucun commentaire pour le moment. Soyez le premier à réagir.