« L’État haïtien peut utiliser ses commandes de travaux, ses achats de fournitures, de services et de prestations intellectuelles pour accélérer le développement de certains secteurs de l’économie », propose Frédéric Gérald Chéry, docteur es sciences économiques, dans son ouvrage intitulé « L’action de l’État et l’économie en Haïti », imprimé chez Henri Deschamps en 2010. L’auteur affirme que les dépenses de l’État peuvent s’orienter de manière à maximiser positivement ses effets sur l’économie nationale.

Dans cet ouvrage, il a présenté les grands motifs des dépenses de l’État. Ordinairement, certaines dépenses servent à montrer la grandeur de l’État. Il s’agit des dépenses d’armement et de sécurité. D’autres s’effectuent pour faire tourner l’appareil de l’État, ce sont des dépenses de fonctionnement. Il y a aussi des dépenses destinées au renforcement de l’économie et à l’augmentation de la production. L’État engage aussi des dépenses sociales au profit de certains groupes sociaux très vulnérables et des dépenses dans le secteur culturel.