En faisant hisser le drapeau noir et rouge à Vertières, le samedi 10 novembre 2018, à la suite d’une manifestation de rue contre le pouvoir en place, Jean-Charles Moïse, le leader du parti politique Pitit Dessalines, se place, depuis la vulgarisation de cette action, au centre des débats sur le drapeau national. Juriste, constitutionnaliste, homme politique et homme de la rue opinent sur l’acte posé par Jean-Charles Moïse à huit jours de la commémoration de la Bataille de Vertières. Si certains partisans de l’ancien sénateur approuvent l’initiative prise dans ce contexte politique marquée par une vague de contestations contre le pouvoir en place, d’autres personnalités et différents secteurs condamnent l’acte posé par ce chef de parti politique de l’opposition.

L’article 2 de la Constitution amendée stipule que les couleurs nationales sont le bleu et le rouge. L’article 3 décrit la position des couleurs nationales avec les Armes de la République placées au milieu. L’acte posé par Jean-Charles Moïse ne pourrait-il pas compromettre le rassemblement prévu par les différents courants de l’opposition le dimanche 18 novembre ? Le leader de Pitit Dessalines, en prenant position en faveur du drapeau noir et rouge, ne veut-il pas s’approprier le leadership du mouvement de l’opposition d’une façon spéciale ? Les opposants au pouvoir en place viennent de différents secteurs hostiles au Parti Ayisyen tèt kale fondé par l’ancien président Michel Martelly.