La Saline, presque au cœur du centre commercial, en face du port de Port-au-Prince, limitrophe du bureau central de l’Administration générale des douanes, de la mairie de la capitale, à quelques centaines de mètres du Parlement et de la Primature, a une nouvelle fois basculé dans l’horreur. Les hostilités ont éclaté il y a presque 15 jours, le 1er novembre 2018, après la mort de Kiki, un des chefs de gang, et l’arrestation de Bout Janjan, blessé lors de l’attaque mortelle de ce caïd. Les récits sur les différents accrochages entre gangs rivaux depuis sont glaçants. En milieu de journée, mercredi, alors que les rafales d’armes automatiques retentissaient, les images insoutenables d’une demi-douzaine de cadavres balancés dans des ordures devenaient virales sur les réseaux sociaux.
Le responsable du commissariat de Port-au-Prince, le commissaire principal Joël Casséus, ne pouvait confirmer ni l’authenticité de la vidéo ni le nombre de morts à La Saline. Il a confié au journal avoir vu ladite vidéo. Cependant, le survol de drone de la police n’a pas permis de voir ces images de cadavres. Le commissaire Joël Casséus a indiqué avoir reçu des informations faisant état de plusieurs morts. La police a délimité le périmètre avant d’intervenir avec des blindés légers pour rétablir l’ordre. Ce sont des gangs qui s’affrontent pour le contrôle du marché, a expliqué le commissaire, qui est en mesure de confirmer un mort, une victime dont le cadavre a été amené au sous-commissariat de Portail St-Joseph pour les suites de droit.






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